Achats et négociation fournisseurs

Créer de la valeur en achats : ce qu'il ne faut pas faire

14 juin 2026

La plupart des contenus sur la création de valeur expliquent ce qu’il faudrait faire. Il est tout aussi utile de regarder ce qu’il faut éviter. Certaines erreurs reviennent souvent et coûtent cher, non seulement par leur effet immédiat, mais parce qu’elles abîment la crédibilité future des achats.

Ne pas annoncer des économies que la finance ne retrouvera pas

Le schéma est connu. Les achats annoncent une économie. La finance cherche ensuite son effet dans les dépenses réelles et ne le trouve pas. La base de comparaison était peut-être trop généreuse. Le volume prévu ne s’est peut-être pas matérialisé. Une évitation de coût a peut-être été présentée comme une baisse budgétaire.

La cause varie, mais l’effet est stable : les chiffres suivants seront lus avec méfiance. Une économie plus petite mais vérifiable vaut mieux qu’un chiffre flatteur que le contrôle de gestion ne peut pas rapprocher des données financières.

Ne pas employer le mot "partenariat" sans le mériter

Le mot partenariat est utile lorsqu’il décrit une réalité : engagements réciproques, visibilité partagée, investissements communs, risques assumés et objectifs mesurables. Utilisé sans ces éléments, il devient un écran de fumée.

Les fournisseurs savent distinguer une vraie relation stratégique d’une relation transactionnelle habillée d’un vocabulaire plus noble. Les parties prenantes internes aussi. Employer le mot à mauvais escient rend plus difficile l’identification des relations qui méritent réellement ce cadre.

Ne pas courir après tous les leviers en même temps

Prix, coût total, paiement, résilience, innovation fournisseur, besoin et risque : les leviers sont nombreux. Une équipe qui tente de tout activer à la fois finit souvent par traiter chaque sujet en surface.

La création de valeur exige de la concentration. Il vaut mieux choisir un ou deux leviers sur lesquels l’équipe dispose d’un accès réel, de données suffisantes et de relations internes crédibles, puis les exécuter avec profondeur.

Ne pas confondre la présentation avec le travail

Un modèle clair et une présentation soignée peuvent donner une impression de progrès. Mais la valeur ne naît pas dans la diapositive. Elle naît dans l’échange avec le fournisseur, dans la réunion où le métier revoit une hypothèse, ou dans la discussion où une position difficile est tenue jusqu’au bout.

Les documents préparent le travail. Ils ne le remplacent pas.

Ne pas s'attribuer la valeur seul

La valeur en achats est presque toujours co-construite. Un métier a accepté d’ouvrir son besoin. La finance a validé une base de calcul. Un fournisseur a proposé une solution. Si les achats revendiquent seuls le résultat, les mêmes partenaires seront moins enclins à s’engager la fois suivante.

Partager correctement le mérite n’est pas seulement une question d’élégance. C’est une façon de préserver l’accès aux prochaines opportunités.

La discipline du "ne pas faire" est une position positive

Ces cinq erreurs ont un point commun : elles sont confortables à court terme. Elles donnent l’impression d’avancer. La facture arrive plus tard, lorsque la crédibilité s’est érodée.

Voice2Evolve permet aux équipes achats de travailler les conversations où cette crédibilité se joue : défendre une économie sans la surévaluer, cadrer une relation fournisseur avec précision, limiter les priorités ou reconnaître correctement la contribution des autres.

Créer de la valeur aux achatsCréer de la valeur aux achats

Entraîner le moment, pas la théorie.

Voice2Evolve vous place dans le scénario de manière répétée jusqu'à ce que votre réaction sous pression ne soit plus la panique.